L'utilisation de la récupération du GPL

Le GPL a été introduit sur le marché comme un carburant propre. Après tant d'années d'utilisation, est-il réellement propre ? Le GPL a le potentiel de devenir un carburant propre. Ses excellentes performances en matière d'émissions en sont un argument de poids.

Voici les détails :
Comparativement à un moteur à essence, les émissions de CO seront réduites (mais pas autant qu'avec un moteur diesel).
Aucune émission d'hydrocarbures lourds.
Faibles émissions de substances toxiques telles que le benzène et le butadiène.
Démarrage à froid et décharge faibles.
Il est plus stable qu'un moteur à essence en termes d'émissions polluantes. Les émissions de gaz nocifs du GPL ne augmentent pas avec le temps et le vieillissement du moteur. Grâce à l'étanchéité du système d'alimentation, il n'y a pas de problèmes d'évaporation ni de fuites d'huile.
Pour diverses raisons, le GPL n'a pas été utilisé comme carburant de substitution. Son rôle a été repris par le gaz naturel, qui concurrence le diesel et le diesel synthétique. De ce fait, des moteurs GPL plus performants n'ont pas été développés. Au cours de la dernière décennie, les moteurs à essence et leurs émissions ont connu des progrès considérables. Par conséquent, le GPL, qui présentait autrefois de nombreux avantages, notamment ses faibles émissions de CO₂, est délaissé.
En réalité, tous les moteurs GPL sont des conversions de moteurs essence. Leur conception ne tire pas parti du potentiel de faibles émissions du GPL. Ces moteurs et leurs systèmes d'injection ne sont pas optimisés pour ce nouveau carburant et conservent leurs caractéristiques d'origine : performances médiocres, consommation élevée et émissions importantes de gaz nocifs. Ces performances et émissions varient généralement selon le moteur et le système de conversion. Le dispositif de conversion électronique au GPL est censé garantir les émissions les plus faibles et une combustion optimale. Cependant, les données disponibles ne permettent pas de confirmer cette affirmation. Un moteur issu d'une conversion mécanique seule est loin d'atteindre les performances idéales du GPL en matière de faibles émissions. Il est donc conseillé de demander les données d'émissions au concessionnaire lors de l'achat d'un véhicule GPL. Malheureusement, il est courant que les émissions de CO des véhicules GPL neufs se situent entre 2 et 4 %. En principe, la concentration de CO d'un moteur GPL en régime stable doit être inférieure à 1 %.
Les émissions de GPL dépendent principalement du régime moteur. La sensibilité de ces émissions au rapport air/huile montre que lorsque ce rapport est supérieur à celui de l'air, la teneur en monoxyde de carbone augmente linéairement. Il est donc essentiel d'accorder une grande importance au réglage et à l'entretien du moteur afin d'optimiser son fonctionnement et de réduire les émissions. Toutefois, ces réglages et cet entretien ne doivent pas être le seul facteur déterminant.

Capture d'écran 360° 20220304172934826


Date de publication : 4 mars 2022